À Toulouse, les policiers ouvrent le feu sur un chauffard

30 mai 2017

Les forces de l’ordre ont ouvert le feu sur un chauffard qui avait forcé un barrage de police, dans la nuit de lundi 29 à mardi 30 mai 2017.

 

L’homme serait entre la vie et la mort.

 

Nuit agitée, mardi 30 mai 2017, à Toulouse.

 

Tout s’est passé très vite, à deux pas de la place du Capitole. Il est environ 4 h 15 quand des policiers de la Brigade anti-criminalité repèrent un véhicule qui roule avec les feux éteints, en plein centre-ville. Ils font signe au conducteur de s’arrêter.

 

Mais celui-ci refuse d’obtempérer, et force le barrage de police : il va alors percuter leur véhicule, avant de blesser un policier et de prendre la fuite.  Il force un deuxième barrage, les policiers ouvrent le feu.

 

Peu après, à l’angle des rues Baour-Lormian et Saint-Pantaléon, qui débouchent sur la place Salengro, un autre véhicule de police, «sérigraphié» cette fois, retrouve la trace de ce même véhicule.

 

Les agents de police demandent à nouveau à son conducteur d’obtempérer, ce qu’il refuse.

 

Les policiers ouvrent alors le feu à plusieurs reprises sur le chauffard pour lui faire stopper sa course.

 

Celui-ci serait «très grièvement blessé», notamment à la tête. À 4 h 24, les sapeurs-pompiers ont été dépêchés pour lui porter secours depuis la caserne Lougnon, en centre-ville.

 

Le chauffard, dont l’identité n’était pas encore connue mardi matin, a été transporté d’urgence à l’hôpital.

 

Selon les premiers éléments de l’enquête, il conduisait un véhicule volé.

 

L’enquête a été confiée à la Police judiciaire de Toulouse.

 

«On apporte notre total soutien aux policiers, confrontés de plus en plus régulièrement à ces situations de refus d’obtempérer, indique Didier Martinez, secrétaire régional du syndicat UNITÉ SGP POLICE. Cette fois, ils étaient face à quelqu’un de déterminé, qui n’a pas hésité à s’en prendre à leur intégrité physique, il fallait le stopper. En se soustrayant aux contrôles, et en prenant la fuite, il a pris tous les risques.»

RégionsÉchos de la région MIDI-PYRÉNÉES