ActuPolice 44 - Région Occitanie

18 août 2016

Plusieurs mois durant les fonctionnaires de police ont été soumis à rude épreuve : une année de plan vigipirate accru puis un état d’urgence particulièrement contraignant où la vigilance a été de mise, imposant des règles draconiennes de présence et d’occupation de la voie publique, mais aussi de surveillance avec une mobilisation intensive dans un climat ambiant extrêmement stressant et usant.

 

Ces dernières semaines, ce sont les manifestations sociales successives qui ont tourné systématiquement à l’affrontement. Les forces de l’ordre prises à partie par des centaines d’individus venus exclusivement pour en découdre, pour « casser du flic », ont été rapidement épuisées par la récurrence des mots d’ordres, par la violence des agressions dont elles ont fait l’objet, et ont été durement éprouvées, stigmatisées.

 

Des blessés par dizaines, des violences inacceptables, des mots et des affiches inqualifiables, rien n’aura été épargné à la Police depuis le début de l’année, et l’assassinat de nos deux collègues à leur domicile n’a fait que rajouter à une saturation, une exaspération et une colère bien légitimes.

 

L’organisation de l’Euro de foot, dans la foulée de tant d’évènements mêlés à une actualité qui se bouscule, ou même les sujets les plus graves deviennent superficiels, a nécessité la mobilisation de toutes les forces de sécurité jusqu’au terme de l’Euro.

 

Puis le 14 juillet et la tragédie de NICE qui a démontré que malgré leur épuisement et un moral au plus bas les policiers ont fait honneur à leur corporation, ainsi par leur maîtrise et leur professionnalisme les Policiers de Nice ont neutralisé avec courage et sang-froid le terroriste déterminé.

 

Dès lors, au niveau national, les plus chanceux ont à peine pu, dans le meilleur des cas, respirer et récupérer très ponctuellement, car il a bien fallu partager et répartir l’amplitude de la période estivale de congés.

 

Ainsi, des mois durant, les femmes et les hommes de la Police Nationale ont fait la démonstration d’une implication sans faille, d’une détermination exemplaire, d’un professionnalisme hors du commun eu égard aux circonstances d’un état d’urgence oppressant, au contexte social explosif, avec des confrontations tendues et ravageuses et à la configuration quotidienne de l’exercice de leur mission à laquelle ils ont fait face avec rigueur et parfaite maîtrise.

 

Est-il donc nécessaire de faire la démonstration de l’ampleur de l’impact subi par la Police Nationale ces derniers mois pour argumenter à nouveau de notre exigence réitérée d’attribuer la juste reconnaissance et la véritable compensation que méritent les fonctionnaires de notre corporation ?

 

Même notre concurrent signataire du misérable protocole d’Avril osait placer sur un média en début d’été cette phrase surréaliste : « Il va enfin falloir donner du pognon, pas des miettes de pain… ». CQFD

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