Il faut remettre les effectifs de police de Pau à niveau

23 mai 2018

Un homme de 32 ans battu à mort, en plein jour, par une bande d'adolescents dans le quartier populaire de Saragosse à Pau.

 

Ce fait divers extrêmement violent qui a eu lieu vendredi soir illustre un peu plus la difficulté de faire régner la sécurité dans un certain nombre de quartiers dits sensibles.

 

Invité du Grand Matin Sud Radio, Joseph Ciluffo, secrétaire départemental UNITÉ SGP POLICE dans les Pyrénées Atlantiques, pointe le manque d'effectifs : "On fait ce qu'on peut avec les moyens qu'on a. On souhaiterait être davantage dans ces quartiers, mais on ne peut pas. Le ministre de l'Intérieur, ce week-end, sur son compte Twitter, a annoncé 10 fonctionnaires supplémentaires pour le quartier de Saragosse, il était temps.

 

C'est une excellente chose, mais on peut faire tous les plans qu'on veut, tant qu'on ne met pas en échec l'économie souterraine dans ces quartiers, ce seront toujours des quartiers à problèmes.

 

La sûreté départementale est en manque d'effectifs, les brigades anti-criminalité, à Pau, boitillent par manque d'effectif. Il y a un seul véhicule qui patrouille en BAC à Pau, c'est insuffisant..."

 

Pour Joseph Ciluffo, donc, la priorité, avant la mise en place de la Police de sécurité du quotidien, c'est de régler cette question du manque d'effectifs : "Avant de mettre en place la PSQ, il aurait été intéressant de remettre à niveau tous les services, lutter contre ce trafic souterrain pour ensuite, bien sûr, remettre une présence policière dans ce quartier, visible par tous, pour pouvoir discuter avec la population.

 

On peut créer une police de proximité, mais ce sera toujours un échec tant qu'on ne règle pas le problème de l'économie souterraine, de la drogue. C'est un fléau, il faut l'éradiquer."

RégionsÉchos de la région SUD-OUEST