La présomption d’innocence n’existerait elle pas pour les policiers

06 février 2017

UNITÉ SGP POLICE a pris acte de la décision du juge d’instruction de mettre en examen 4 de nos collègues d’Aulnay-sous-Bois pour des faits graves.

 

Sans préjuger de l’enquête en cours, UNITÉ SGP POLICE tient à rappeler que pour les policiers, comme tout autre citoyen, la présomption d’innocence est un élément fort de notre droit et, qu’à ce titre, elle se doit d’être respectée.

 

Alors que des milliers d’emplois de policiers ont été supprimés entre 2007 et 2012 et ne sont pas encore totalement remplacés avec les difficultés que l’on connait en Seine-Saint-Denis, alors que les différentes réformes, dont celle de la procédure pénale, donnent toujours plus de travail et de contraintes aux gradés, gardiens et adjoints de sécurité, alors que la chaine hiérarchique est de plus en plus déficiente et que les agressions à l’encontre des forces de l’ordre sont de plus en plus violentes, UNITÉ SGP POLICE s’étonne qu’un élu de la République, qui plus est ancien policier, condamne par avance les policiers sur la seule base d’une vidéo.

 

UNITÉ SGP POLICE demande à la justice de prendre en compte l’ensemble de l’intervention et notamment le contexte environnemental dans lequel vivent ces policiers au quotidien qui, depuis trop longtemps, sont soumis à de lourdes contraintes, à un emploi intensif, sont l’objet d’agressions d’une rare violence mais continuent néanmoins d’exercer leurs missions sans relâche, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 pour assurer la sécurité de tous nos concitoyens.

 

UNITÉ SGP POLICE réaffirme son total soutien aux 100 000 gradés, gardiens et adjoints de sécurité qui, dans un contexte particulièrement difficile, notamment en Seine-Saint-Denis, exercent leur métier avec abnégation, courage et professionnalisme.

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