Manifestation à Paris

26 avril 2017

UNITÉ SGP POLICE-FO interpelle Emmanuel Macron et Marine Le Pen lors d’une manifestation organisée à Paris

 

«Monsieur Macron, Madame Le Pen, ce que nous voulons immédiatement, c’est une revalorisation des salaires des gradés, des gardiens de la paix et des adjoints de sécurité», déclare Yves Lefebvre, mercredi 26 avril 2017 à Paris.

 

Le secrétaire général d’UNITÉ SGP POLICE-FO s’exprimait à l’occasion d’une manifestation organisée par le second syndicat de gardiens de la paix pour manifester la «colère» des policiers et rendre hommage à Xavier Jugelé, policier décédé en service sur les Champs-Élysées, jeudi 20 avril 2017. «Je n’accepte pas que les gardiens de la paix, ceux qui se font percer par des terroristes […], ne soient payés en moyenne que 1 900 euros par mois», ajoute Yves Lefebvre au cours de la manifestation qui a réuni, selon UNITÉ SGP POLICE-FO, 10 000 policiers. Le secrétaire général demande un «protocole additionnel» en faveur des policiers. Les candidats à l’élection présidentielle "ne sont plus que deux : Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Leurs promesses, je n’en ai que faire. Je veux des actes dès le 8 mai 2017 !" déclare Yves Lefebvre lors de la manifestation organisée à l’appel d’UNITÉ SGP POLICE-FO à Paris, mercredi 26 avril 2017.

 

UN PROTOCOLE ADDITIONNEL À L’ACCORD D’AVRIL 2016

 

«J’ai refusé de signer le protocole [d’avril 2016] sur la revalorisation des carrières des policiers (lire sur AEF). Aujourd’hui, il faut que nous allions chercher un  protocole additionnel», prévoyant notamment l’augmentation des salaires des gardiens de la paix, poursuit le secrétaire général du syndicat. Il demande également l’intégration de  l’allocation de maîtrise dans le calcul de la retraite et son augmentation «d’au minimum 50 % immédiatement». «Au mois d’octobre 2015, nous réclamions déjà une politique pénale allégée, simplifiée (lire sur AEF). On a vu le résultat avec un alourdissement de la procédure pénale en novembre 2016 !» fustige par ailleurs Yves Lefebvre (lire sur AEF). Il dénonce aussi le rythme de travail des policiers, les «engagements non tenus du gouvernement» quant à l’allégement des «tâches indues», ainsi que «l’accumulation des missions». «On n’en peut plus !» Le responsable demande en outre la mise en oeuvre des cycles de travail dit «à vacation forte» (lire sur AEF).

 

UNE JUSTICE «BIEN TROP INDULGENTE»

 

Yves Lefebvre demande également une politique pénale plus ferme dans les cas d’agressions de policiers. «Celui qui a lâchement assassiné notre collègue, jeudi soir, avait été condamné une première fois à quinze ans de prison pour tentative d’homicide [sur des policiers] (lire sur AEF). Que faisait-il dehors ? En mars dernier, il avait déjà menacé : il voulait se faire du flic ! Malheureusement, cette ordure, ce terroriste a réussi. La faute à une justice bien trop indulgente avec [les] voyous.» Et d’ajouter : «Tous ceux qui portent atteinte à un policier doivent être condamnés. Et cette condamnation ne devra jamais être assujettie à une quelconque remise de peine. C’est ça, la reconnaissance et la protection des policiers.» «Aujourd’hui, il faut, Monsieur Macron, Madame Le Pen, que vous écoutiez les gradés, gardiens de la paix, adjoints de sécurité», insiste le syndicaliste, qui précise qu’il ne donnera pas de consigne de vote, contrairement à Alliance police nationale (lire sur AEF). «Chacun est libre de son vote. Chacun, à UNITÉ SGP POLICE-FO, fera ce qu’il lui semble bon de faire.»

 

MARCHE SILENCIEUSE VERS LES CHAMPS-ÉLYSÉES

 

À l’issue du discours d’Yves Lefebvre, la manifestation devait prendre la forme d’une «marche silencieuse» en direction de l’avenue des Champs-Élysées afin de rendre un «hommage solennel» à Xavier Jugelé. «À ceux qui ont l’indécence de dire que nous sommes allés dans la récupération, je leur dis : bande d’abrutis, bande d’ordures. Nous avions décidé de cette manifestation le 21 mars», souligne Yves Lefebvre (lire sur AEF).

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