Police de la Sécurité du quotidien

25 août 2017

Yannick Biancheri, secrétaire départemental UNITÉ SGP POLICE FO, considère qu' «une police du quotidien, ce peut être une bonne chose à condition qu’elle ne ressemble pas à la police de proximité’’ telle qu’elle existait sous l’ère Jospin, c’est-à-dire une police qui devait surtout faire du relationnel sans faire de répression, qui ne devait pas se faire ‘’mal voir’’ dans les quartiers et qui avait plus vocation à créer du lien social qu’à faire respecter la loi».

 

"pour que cette police soit efficace il va falloir lui donner des moyens. Matériels et humains."

 

«Elle doit au contraire être plus répressive pour qu’il n’existe plus de zone de non-droit et permettre de bien connaître les habitants, y compris les mécréants, pour qu’il soit plus facile de les identifier et de faire remonter des informations, notamment en cas de radicalisation», poursuit-il.

 

«Mais pour que cette police soit efficace il va falloir lui donner des moyens. Matériels et humains. Or on a annoncé une coupe budgétaire de 526 millions d’euros pour le seul ministère de l’Intérieur alors que nous sommes déjà en sous-effectif, que certains commissariats sont insalubres ou que nos véhicules ont parfois 300 000 km au compteur… »

 

Valérie Mourier, secrétaire départementale du syndicat majoritaire Alliance Police Nationale, émet les mêmes réserves : «Il y a quelques semaines, on nous annonçait une restriction budgétaire avec notamment la mise en suspens de projet immobilier, comme celui du nouveau commissariat de Bourgoin-Jallieu et maintenant on nous annonce la mise en place d’une police ‘’du quotidien’’. Avec quels effectifs ?

 

De nombreux travaux sont déjà en cours – et Alliance Police Nationale y attache beaucoup d’importance – comme le recentrage sur le coeur de métier, la simplification de la procédure et surtout la fin du protocole signé en 2016».

 

«Nous attendons donc des détails précis concernant cette annonce.»

RégionsÉchos de la région SUD-EST