UNITÉ SGP POLICE-FO ne se rallie pas à l'intersyndicale

25 juin 2015

Seize armes sur dix-sept volées à la  police, dans la nuit du 10 au 11 juin, ont été retrouvées vendredi, enter­rées dans les bois de Monsinéry-Tonné­grande. La phase judiciaire de l’enquête se poursuit pour retrouver la dernière arme. 

Désormais, l’aspect administratif est lancé. Hier, les chefs de service du commissariat de Cayenne sont passés devant les inspec­teurs de la police des polices. Les sanc­tions à l’encontre des dix-huit policiers qui se sont fait voler leur arme, laissée dans le vestiaire de l’annexe du commissariat route de Baduel, vont tomber. 

Pour les défendre, les syndicats montent au créneau, mais pas dans l’unité. En effet, le syndicat UNITÉ SGP POLICE-FO a décidé de ne pas rejoindre l’intersyndicale proposée par Alliance police nationale et Unsa Fasmi. 

Willy Ranguin, secrétaire départemental UNITÉ SGP POLICE-FO, est clair : «Aujourd’hui, on nous appelle à faire l’unité syndicale à la suite du cambriolage et du vol des armes. Il faut savoir qu’il y a un des syndicats qui fait partie de l’unité syndi­cale et qui n’a pas daigné réagir le jour des faits. Ce syndicat s’est positionné clairement dans le sens de l’administration. » 

LE COMBAT DE TOUS LES GUYANAIS 

Christian Vainqueur, secrétaire régional, et Franck Fievez, secrétaire national UNITÉ SGP POLICE-FO, ont fait le déplacement en Guyane pour défendre les membres du syndicat devant la commission de discipline. 

Christian Vainqueur se méfie : « Nous allons continuer à mener le combat auprès de nos collègues car il n’est pas question qu’ils soient punis. 

Nous avons connu cette situation sur le plan national d’un syndicat qui appelait à l’unité et le jour de la réunion de la commission de discipline, ce même syndicat s’est mis du côté de l’administra­tion pour faire punir nos collègues ou alors pour signer des protocoles d’accord qui n’iront jamais en faveur des collègues.» Le délégué national s’indigne : « On mettra tout en œuvre pour trouver et apporter les éléments afin de disculper les collègues. Nous allons dénoncer la carence de l’admi­nistration et les locaux qui ne sont pas adap­tés et qui n’avaient pas toutes les exigences en termes de sécurité. » 

Les responsables de UNITÉ SGP POLICE-FO en appellent à la population : « Le combat que nous menons est un combat qui doit rester guyanais. Chaque Guyanais doit se sentir concerné par ce combat. Chaque par­lementaire, chaque élu doit apporter sa pierre. 

On ne pourra jamais mettre la Guyane en sécurité, charge régalienne de l’Etat, si nous n’avons pas les conditions nécessaires. »  

 

Bernard DORDONNE

RégionsÉchos de la région ANTILLES-GUYANE